Habitée dés les temps les plus reculés, même si les événements qui forment sa trame ne regorgent pas de faits héroïques, il n’en demeure pas moins qu’ils ont forgés son histoire. Que de chemin parcouru de MILLIAIRE à nos jours.

Les premiers témoignages relatant l’existence de MILLERY la situent à la période gallo-romaine. S’étendant le long de la Voie romaine menant à METZ, une borne positionnée en bas du village lui attribuerait le nom de MILLIAIRE. Ses origines sont certainement plus anciennes, pays de Leuques, Celtes ou Gaulois, mais l’empreinte déterminante relève de la Paix romaine où le village connut une période de prospérité et de sérénité.


Le témoignage de l’ancien prieur de l’abbaye de SAINTE MARIE aux BOIS, le Père LEJEUNE confirme d’ailleurs qu’en l’an 366, JOVINUS, commandant de la cavalerie romaine battit, en ce lieu, les ALAMANS.


Après les Romains vinrent les Francs. En cette période moyenâgeuse, l’abbé CLOUET rapporte qu’HILDEGARDE, femme de CHARLEMAGNE, très populaire sous le nom de Reine GILETTE, se serait noyée sur ce site.


Le XII° siècle marque l’avènement des Templiers ; MILLERY prend alors le nom de MILLERY aux TEMPLIERS. Malgré la disgrâce de l’ordre de ces Chevaliers en 1312, où la complicité du pape CLEMENT V et de Philippe le Bel conduisit la plupart au bûcher où ils seront brûlés vifs, le village continua, dit-on, de porter ce nom jusqu’à la Révolution. Durant cette période, en 1200, les Hospitaliers de LIBDEAU bâtirent sur le haut du village le Temple de SAINT PIEJET qui fut rasé en 1752 par ordre du Chapitre Messin. Entre temps, MILLERY, donnée en aumône au Chapitre de la Cathédrale de METZ par Henri Comte de BAR, deviendra un lieu d’exécution pour les sujets de BELLEVILLE dont les actes criminels sont justiciables d’une condamnation à mort en première instance.


Au XIV° et XV°, les Ducs se rapprochent de la FRANCE qui en 1552, sous le règne d’Henri II, envahira les trois évêchés METZ, TOUL, et VERDUN dont l’occupation sera ratifiée par le traité de WESTPHALIE en 1648. Dans l’Etat du Temporel des paroisses de 1709, il est noté : "la paroisse de MILLERY est composée dudit village où est la mère Eglise et d’AUTREVILLE son annexe? A partir du 5 floréal An II, Nicolas PEROT succède à François PIERRON, Maire de l’époque. Quant au Curé MAINBOUREL qui a prêté serment à la Constitution civile du Clergé, il peut rester dans la paroisse, mais l’exercice du culte est suspendu dés 1793. L’église qui sert aux Assemblées populaires ne sera réouverte qu’en 1795.


Le XIX° note le passage des Cosaques à MILLERY en 1814 et 1815, les disettes de 1817 et 1846, l’arbre de la Liberté de 1848 qui ne "reprend" pas et l’invasion allemande de 1870-71. Le XX° conserve les traces des deux guerres mondiales où MILLERY a payé un lourd tribut en 1914-18. Les années 1900 annoncent aussi la célébrité pour le vin de la Commune ; il est vrai que MILLERY est un pays de vignobles connus de longue date : en 1238, il était déjà fait allusion au "vin de montagne de MILLERET".

MILLERY conserve encore quelques vestiges de ce passé et un œil exercé ne s’y trompera pas !

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