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Son histoire

Le territoire de Millery est peuplé depuis les temps reculés. Ses premiers habitants occupaient le sommet de la Falaise. Ce n'est qu'à la période romaine et surtout au moment de la construction d'une importante Villa romaine au lieu-dit « le Bâtiment » qu'une partie des habitants s'établit autour de celle-ci à l'endroit du village actuel. Quelques familles de la Falaise s'établirent autour de l'autre Villa qui a donné le nom du village voisin d'Autreville.

Le nom de Millery pourrait provenir d'une borne milliaire positionnée en bas du village. Il est situé le long d'une ancienne voie romaine secondaire reliant Metz et Trèves dans le pays des Médiomatrices ayant pour capitale Metz. Son port sur la Moselle permettait de transporter les marchandises ainsi que le produit des cultures et un gué pavé encore existant, rejoignait la rive gauche de la Moselle.

A la chute de l'Empire romain et lors des invasions qui ont suivi, le village fut pratiquement abandonné et la Villa romaine tomba en ruines. Il appartenait à cette époque au Comte de Bar qui en fit don à l'Ordre des Templiers au XIIè siècle d'où le nom de Millery aux Templiers. Ceux-ci reconstruisirent l'ancienne Villa et défrichèrent les terres apportant ainsi un nouveau développement et attirant de nombreux habitants. Les Templiers possédaient leur propre chapelle et une habitation dans le haut du village au lieu-dit « Saint Priest ».

A la chute de l'Ordre des Templiers, leurs biens confisqués revinrent au Chapitre de la cathédrale de Metz qui continua l'exploitation des terres. Ils étaient seigneurs de Millery et avaient le pouvoir de Haute justice. Pendant cette période, le village de Millery connut un essor important et le commerce florissant avec la ville de Metz permit l'implantation de la vigne sur ses coteaux. Du fait de l'obligation d'utiliser certains plants de qualité, Millery produisit des vins fort appréciés jusqu'à la Première Guerre Mondiale.

Au XVIè siècle, Charles III Duc de Lorraine tolérant difficilement une enclave messine au sein de son Duché, leur disputa la souveraineté sur ce territoire. Afin d'éviter une guerre avec les Lorrains, un accord fut conclu qui stipulait que le Temporel revenait au Duc de Lorraine et le Spirituel ainsi que la justice au Chapitre de la Cathédrale de Metz. Les habitants de Millery pouvaient faire appel par devant le Duc de lorraine des décisions de justice prises par les Religieux de Metz.
La première moitié du XVIIè siècle vit la destruction de Millery pendant la guerre de Trente ans. Les troupes françaises qui traversaient la Lorraine étaient composées de mercenaires de toutes nationalités pillant, incendiant, assassinant et laissant derrière eux des ruines. A ces maux s'ajoutèrent les épidémies et les quelques survivants parmi les habitants se réfugiaient dans la forêt environnante pour échapper à ces exactions et tenter de survivre
Le traité de Ryswick en 1697 et le retour dans son Duché de Lorraine du Duc Léopold Ier permirent à Millery de retrouver une certaine prospérité. Le Duc incita les Ordres religieux par des dons de terres à s'implanter dans les villages pour les reconstruire. A cette époque, l'ancien village disparut et celui actuel apparut avec ses grosses fermes XVIIIè.
Au moment de la Révolution française, les biens des Religieux furent saisis et vendus en tant que Biens nationaux. D'une manière générale, les habitants achetèrent la maison, la ferme et la terre qu'ils louaient auparavant aux Religieux.
Plusieurs jeunes de Millery s'engagèrent en 1792 afin de défendre la Patrie en Danger. Une plaque placée au pied du Monument rappelle leur souvenir.

Dans la 2è moitié du XIXè siècle, Millery connut une nouvelle ère de prospérité grâce au commerce des vins. Les vignes du Midi étaient dévastées par le phylloxéra et un marché important s'ouvrit aux vignobles du Nord. Cet essor fut possible grâce à la construction de la voie ferrée ainsi que du pont sur le radier du barrage permettant d'accéder à la gare de Marbache. Une usine électrique fut installée près du barrage ce qui permit à Millery de bénéficier gratuitement de l'éclairage des rues, de la mairie et des écoles bien avant le reste de la Lorraine.

L'arrivée du phylloxéra à la fin du XIXè siècle, la concurrence des usines gourmandes en main d'oeuvre et la Première guerre Mondiale signèrent la fin de l'exploitation de la vigne remplacée par le houblon et la plantation de vergers de mirabelliers.

Millery ne fut que très peu touché par les bombardements pendant la Première guerre Mondiale mais accueillit plusieurs milliers de soldats en cantonnement ou en convalescence dans l'Ambulance installée à l'entrée nord du village.
31 jeunes de Millery perdirent la vie au cours de ce conflit ainsi que 5 civils. Les habitants décidèrent par souscription d'ériger un monument à leur mémoire. Il  fut inauguré en octobre 1919 et il fut le premier de Meurthe et Moselle.

Avec la Deuxième Guerre Mondiale, Millery connut l'occupation allemande et la libération des 16 et septembre 1944 causa des dégâts importants. Les années suivantes connurent la reconstruction, l'arrivée de l'eau courante en 1959, l'implantation de nouvelles habitations en 1970, la construction d'une salle polyvalente en 1974, le transfert de la mairie dans le château Noisette en 1991, la création de la Zone d'activité des Sablons dans les années 1990, la construction de 2 lotissements en 1998 et 2006, celle d'une nouvelle école en 2007, l'entrée dans la Communauté de Communes du Bassin de Pompey en 2010, l'aménagement du nouveau village entre 2011 et 2013, la reconstruction du lavoir en 2012, de la ferme Aigle en 2014 et demain verra les aménagements du bord de Moselle, du village ancien, du presbytère et d'une piste cyclable reliant Custines.